21.12.2009
A comme ...
L’amour est comme une feuille portée par le vent,
Léger, aérien, sensuel, tel un songe le plus souvent
Nul ne connaît son dessein, son parcours et sa destinée,
Il se nourrit de douceur, de vénusté et de sincérité
Des limbes de l’être, il semble puiser sa source,
Enrichi d’émotions tout au long de sa course
Sublimant la beauté de tout ce qui l’entoure,
L’effervescence des sentiments s’offre en libre cours
La fusion des cœurs engendre les prémices d’une passion,
Chevillée au corps, génitrice d’un délicieux frisson
Un élan continu jaillit de deux âmes épanouies,
Nourrissant des sensations d’une force inouïe
Le souffle d’une tempête, le grondement d’un volcan réunis,
Rien ne peut réduire la ferveur du sentiment induit
Sensible, fragile, perpétuellement en mouvement,
La cadence des échanges s’adapte de tout changement
De nature céleste par essence, et pur objet de passion,
Il développe dans les cœurs une légendaire dimension
Chemin tracé des ferveurs en tous points dévolues,
Mille sensations offertes lui sont à ce jour inconnues
Voie de la galaxie, ceinturée d’une myriade d’étoiles,
Tout concourt à l’immensité minutieuse de sa toile
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Au fil du temps
Dans un monde toujours plus fou et inquiétant,
Le chapelet du temps égrène chaque instant.
Moments de liesse oh combien re-structurants,
Succèdent aux évènements toujours enrichissants.
Ainsi vont la vie et son inévitable déroulement,
Source infinie de bonheur, de joie et d’étonnement,
Associant les flux de sensibilité et le rayonnement,
Aux prémisses du plaisir et du contentement.
Le bien-être et la sérénité s’imposent avec fierté,
Formant un rempart infranchissable à l’adversité.
Détresse, douleur, disgrâce s’opposent à la félicité,
Mais ne savent installer les bases de leur pérennité.
La créativité génère un immense pouvoir d’abstraction,
Fruit d’une capacité innée à l’essor de la réflexion.
Agilité et mobilité de l’intelligence se lient en association,
Créant les fondements d’une riche et délicate formation.
16:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.12.2005
L'Océan
L’Océan se caractérise par l’immensité et la diversité. Objet de rêves et de convoitises, il sait se parer de tous les atours d’une séduction active.
Tantôt miroir inoffensif d’un ciel irrémédiablement azur, tantôt déchaîné par les assauts répétés d’Eole, il se complaît à surprendre les hommes par sa force et ses humeurs changeantes.
Une palette de mille couleurs le caractérise. Du bleu sombre de l’est Pacifique, au bleu marine de l’Atlantique Nord, il génère sa métamorphose en vert jade dans les eaux calmes des lagons tropicaux. Mutant permanent au service d’une force supérieure, il arbore les teintes nuancées de l’émeraude dans les hauts fonds polynésiens ou de quelques îles perdues au sud du continent indien.
Véritable mythe depuis la nuit des temps, il fascine le genre humain par son impondérabilité et ce droit permanent à se transformer, qui le caractérise.
Incontestable légende vivante, il porte l’espoir de l’humanité et la survie de l’espèce. Il est le témoin de l’histoire du monde, et l’acteur principal de son devenir.
L’Océan est indubitablement à la source du développement des espèces, arbitre du bon déroulement de son évolution.
Frontière et obstacle naturels à la diversité du genre humain, il protège spontanément la pérennité de la différence.
La survie du monde tient éminemment dans le respect qu’il impose, puissance hétérogène au service de l’éternité.
Dans toute l’histoire de l’humanité, les peuples n’ont eu de cesse que d’affronter ses courroux en combats singuliers.
Portés par l’instinct d’aventure et l’attrait opiniâtre de la découverte, la race humaine paye d’un lourd tribut son audace.
Son désir de tout relier, de tout baliser, de tout cartographier et sa soif de profits l’entraîneront vers les abysses de tous les dangers.
La domination provient de la maîtrise des Océans.
Chaque belligérant le sait, et les conflits récents l’attestent ! A l’heure de la mondialisation et de l’interventionnisme généralisé, les pays riches se sentent investis d’une mission d’arbitres planétaires. L’immensité des océans dissimule alors des dispositifs armés colossaux, qui permettent la gestion de crises loin de ses bases.
L’Océan est un mutant au service d’une force surnaturelle : ses masses en mouvement sont douées d’une puissance inouïe ! Les flots de sa colère l’entraînent souvent à quelques débordements : il se jette alors à l’assaut des rivages, balayant tous les obstacles à sa portée.
Le défi de l’homme est alors bien fragile : sans état d’âme, il anéantît l’œuvre audacieuse de ceux qui l’ont sous-estimé. En grand vainqueur, il se replie ensuite vers ses positions naturelles, feignant l’innocence et incitant à l’oubli de sa colère.
Seuls les vrais marins comprennent globalement les débordements de celui qu’ils respectent comme un Dieu ! Conscients de sa force extrême, ils cultivent sa connaissance à l’égal d’une religion. Les abîmes de sa profondeur sont autant de mystères propices à un long recueillement.
L’expérience joue ici le premier rôle. L’intelligence et la connaissance supplantent systématiquement la force. L’humilité face aux éléments est la règle.
L’Océan se pressent plus qu’il ne se voie (ou s’étudie) : sa longue observation est source d’une immense richesse. Son respect ouvre les portes de sa préhension. L’approche vers sa connaissance se pratique au travers d’une réflexion très profonde, en communion totale avec l’esprit qu’il incarne.
Aucune provocation ne saurait échapper aux termes de sa loi ! Celle-ci n’est bien sûr pas mauvaise, mais elle doit être inspiratrice d’une véritable règle de côtoiement. Outrepasser le seuil de tolérance peut entraîner des sanctions irrémédiables.
La pratique de l’Océan obéit à des préceptes stricts.
Les plus grands marins lui ont payé un lourd tribut. Souvent aux portes de l’extrême, ils ont accompli des exploits dépassant l’entendement. L’élément s’est finalement emparé de ces héros et du mythe qu’ils exaltaient. Sanctionnait-il alors leur égarement passager ou s’emparait-il jalousement de leur légende ?
Mon sentiment m’amène à penser que « l’homme marin » est maître de son destin. Il mesure les risques liés à sa tâche, respecte les éléments et accepte avec humilité la sanction suprême.
L’Océan est une terre d’aventure. Source infinie de découvertes et d’exaltation, il est un révélateur de la force qui habite certains, ces êtres dont le cœur et le courage sont supérieurs. L’humilité est loi et la finesse une chance ; l’imagination prend le pouvoir, la sensibilité donne l’élan : l’action naît enfin. L’acquis encadre cette dernière et distille la cadence. La symbiose s’instaure, chevaleresque et pure, génératrice d’harmonie et de plaisirs. L’amplitude de l’effort engendre la dimension du bien-être induit.
Le défi règne dans l’immensité, la difficulté, la primauté et l’exclusivité de l’exploit. Il n’est pas un acte inconscient, mais se réalise plutôt dans la profondeur de sa préparation et de la réflexion qui l’accompagne.
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